Archives de l’auteur : Steeve

Arduino : programmer avec Visual Studio
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Mise à jour le 28/03/2016

REDOHM INFORMATIQUE_01

Vous avez l’habitude d’utiliser l’environnement de développement Arduino ? Vous trouvez celui-ci un peu limité en termes de fonctionnalités ? Nous vous proposons de faire un petit tour avec Visual Studio.

Quels avantages à utiliser Visual Studio ?

  • Tout d’abord, vous aurez l’auto complétion, ce petit outil qui vous suggère les mots au fur et à mesure que l’on tape. Certains estiment que c’est surfait, d’autres y trouvent un gain de productivité (quelques lettres et un appui sur la touche Tab pour valider le mot proposé, hop, c’est fait, et il n’y a pas de faute de frappe ni de casse).
  • Vérification live de votre code. Si vous avez fait une faute de frappe, oublié un « ; » ou autre chose, vous le verrez de suite, ce sera souligné en rouge. Plus besoin d’attendre le moment de la compilation pour se rendre compte qu’il y a des erreurs partout.
  • Le mode debug : Visual Studio permet d’effectuer du pas à pas très facilement dans le programme.
  • La gestion des fichiers du projet. C’est le premier gros défaut de l’IDE (environnement de développement) Arduino : Si vous voulez ajouter des fichiers, tout concentrer sous forme de projet, vous ne pouvez pas tout voir en mode arborescence (à moins de jongler entre l’explorateur windows et l’IDE Arduino). Visual Studio vous propose une vue « Solution Explorer » dans laquelle vous pouvez voir tous vos fichiers.

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Comment installer tout ça ?

  • Tout d’abord, vous devez installer l’IDE Arduino si ce n’est pas déjà fait (sinon, profitez-en pour vérifier si votre version est bien à jour) en suivant ce lien
  • Ensuite, il vous faudra télécharger Visual Studio Community Edition en suivant ce lien

Une fois le téléchargement de Visual Studio terminé, lancez-le, il vous proposera de choisir vos options.

Installation Visual Studio Community Edition

Installation Visual Studio Community Edition

A ce moment ci, si vous pensez qu’un jour vous testerez le développement d’application windows (windows, windows phone, windows IoT…), je vous conseille d’anticiper, de choisir l’option « Personnalisé ».

Dans l’écran qui suit, cochez « Outils de développement d’applications Windows Universelles »

options Visual Studio Community Edition

options Visual Studio Community Edition

Validez l’installation (cela prend un petit moment).

 

 

Lors du premier lancement de Visual Studio, il vous demandera de vous identifier pour valider la licence communautaire. Utilisez un compte Microsoft Standard (si vous avez une adresse hotmail, msn, live ou outlook.com vous pouvez vous en servir, cela n’engage strictement rien).

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Installation du plugin Visual Studio pour Arduino

La possibilité de programmer de l’Arduino au travers de Visual Studio réside dans l’utilisation d’un plugin à installer. Pour se faire, lancez Visual Studio, allez dans le menu Outils puis sur Extensions et mises à jour,

Dans la fenêtre qui suit, partie de gauche, cliquez sur « En ligne » puis « Galerie Visual Studio ». Puis en haut à droite dans la zone de recherche, tapez Arduino.

Installation plugin Arduino

Installation plugin Arduino

Lorsque vous voyez apparaître « Arduino IDE for Visual Studio », sélectionnez le puis cliquez sur « Installer ». A la fin de l’installation, il vous demandera de redémarrer Visual Studio pour terminer l’opération.

Ce plugin vous demandera de configurer les chemins vers l’environnement Arduino (l’original). Il faut alors lui indiquer où se trouve l’installation de celui ci qui, par défaut se situe à l’endroit indiqué dans la capture ci dessous.

paramétrage Visual Micro

paramétrage Visual Micro

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Ouverture d’un projet Arduino

Vous pouvez maintenant vérifier que cela fonctionne en ouvrant un projet Arduino (fichier *.ino). Lorsque vous l’ouvrirez, le plugin vous demandera confirmation si vous voulez bien ouvrir ce fichier, il suffit de répondre oui.

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Si celui ci vous parle ensuite de fin de lignes non cohérentes, vous pouvez y répondre Oui (Visual Studio et l’IDE Arduino n’utilisent pas forcément les mêmes sauts de lignes pour passer à la ligne, d’où ce message permettant de normaliser tout ça).

Paramétrage de votre carte Arduino

La partie supérieure de visual studio présente tout le paramétrage de la carte sur laquelle on travaille

paramétrage Arduino

paramétrage Arduino

De gauche à droite :

  • Choix de la version de l’environnement Arduino (actuellement 1.6.8)
  • Choix de la carte Arduino utilisée (pour ma part une Mega 2560)
  • Choix du port Com sur lequel est branchée la carte (COM3)
  • L’icone juste à droite du port COM permet d’afficher le moniteur Série (permettant de lire et écrire des valeurs vers l’Arduino)
  • La liste « Add library » permet d’importer des librairies externes
  • La liste « Add code » permet d’ajouter des fichiers à votre projet (en l’occurence, créer le fichier .ino servant de base à votre programme, ajouter des fichiers cpp et h pour étendre celui-ci…)
  • Enfin, vous avez deux boutons en bout de ligne. Le premier sert à compiler le projet (pour vérifier qu’il n’y ait pas de faute) et le second sert à compiler et envoyer le programme dans la carte connectée.

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La vue Solution Explorer

L’explorateur de solutions permet de voir l’ensemble de vos fichiers appartenant à votre projet. Cela permet de tout centraliser, et de tout voir en un seul coup d’œil. Au delà des fichiers, il permet également de se rendre directement dans le code d’une fonction spécifique.

Explorateur de solution

Explorateur de solution

Comme vous pouvez le constater dans la capture ci dessus, juste en dessous du nom du fichier ino, on peut voir les deux fonctions « loop » et « setup ». Vous pouvez facilement imaginer que dans un gros fichiers avec beaucoup de fonctions, cela puisse être plutôt utile.

Et après ?

Vous pouvez continuer à explorer les possibilités de ce plugin au travers du menu « Visual Micro » de Visual Studio. Il propose quelques options supplémentaires.

Vous pouvez aussi faire un tout sur leur site et voir ce que propose de plus la version Pro en suivant ce lien

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Piloter un arduino à distance depuis un PC
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Dans cet article, nous allons voir comment envoyer des ordres depuis un pc vers un arduino au travers de la communication RF de deux xbee.

Mise à jour le 31/05/2017

 

Schéma de principe

schema principe com sans fil

Dans ce schéma, on peut distinguer deux parties :
L’émetteur : il est constitué d’un PC, d’un arduino et d’un shield xbee.
Le récepteur : il est constitué d’un arduino et d’un shield xbee voir description . Il est également relié à une les et un bouton poussoir par le biais d’un shield Grove méga (mais vous pouvez adapter avec votre matériel sans problème).

Dans notre article, nous allons voir comment allumer une LED à distance mais aussi comment recevoir une information provenant du récepteur au travers d’un bouton poussoir.

Partie récepteur

Il faut donc préparer l’arduino pour qu’une led et un bouton poussoir y soient connectés. Il faut également solidariser le tout avec un shield xbee. Dans notre exemple nous avons placé la LED sur le pin D12 et le bouton sur le pin D2. Nous avons également branché le module xbee sur le port série hardware n°1 (par le biais d’un câblage et non en enfichant le shield sur l’arduino, cela permet de libérer le port COM de base qui sert également à la programmation de l’arduino et évite ainsi de devoir bouger les jumpers sans arrêt).

Au niveau programmation, nous allons coder une partie qui va permettre d’effectuer deux actions :

1) On va lire les données provenant du shield xbee pour voir si nous avons reçu un ordre et transmettre cet ordre à la LED (allumer ou éteindre)
2) On va envoyer l’état du bouton, si celui ci a changé, au PC.

 Partie émetteur – Arduino

La partie émetteur est la plus basique au niveau branchements : Nous avons juste branché un shield xbee par le biais de câbles (comme pour le récepteur) sur le port Série hardware n°1 et nous avons relié l’arduino au port USB.

Le programme de la partie émetteur est très simple, c’est une sorte de routeur. Il va recevoir les ordres du pc qu’il transmet au récepteur et il reçoit des ordres du récepteur qu’il transmet au pc. On utilise donc deux canaux série : le canal série Arduino/PC et le canal série Arduino/xbee.

Partie émetteur – PC

La partie émetteur PC est assez similaire à la partie récepteur : il va lire les ordres reçus (état du bouton poussoir) et envoyer des ordres (allumer ou éteindre la led).

Dans notre exemple, nous utilisons un bouton nommé « LED » pour allumer ou éteindre la LED. Si on reste appuyé sur le bouton, la LED reste allumée. Si on relâche, elle s’éteint.
En revanche, tant qu’on reste appuyé sur le bouton poussoir, la case à cocher reste cochée, si on relâche le bouton poussoir, la case à cocher se décoche.

 Téléchargements

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Utilisation du module GPS Grove SEN10752P
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Mise à jour le 27/03/2017

Le module Grove SEN10752P est un module pour Arduino permettant de recevoir des trames GPS aux normes NMEA. Seeedstudio propose quelques exemples d’utilisation sur leur site.

Dans cet article, nous allons voir comment fonctionne ce module de la façon la plus simple et comment on peut exploiter ses données.

REDOHM MODULE GPS SEN10752P

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Récupérer les coordonnées GPS de l’arduino sur une application PC (Visual Studio)

Mise à jour le 22/09/2017.Lorsque vous utilisez un Arduino, vous avez peut être besoin de récupérer des informations depuis celui ci sur votre PC.

 

Prérequis

Vous devez avoir Visual Studio installé sur votre PC. Si vous souhaitez reproduire notre article chez vous, il vous faudra également un arduino avec un système grove GPS afin de récupérer les trames GPGGA de celui ci.

Côté Arduino

Il faudra réaliser un montage très simple : reliez le 5v et gnd du module GPS à votre Arduino. Reliez ensuite la broche TX du GPS au pin D2 et la broche RX du GPS au pin D3 de l’arduino

Envoyez ensuite le programme Arduino suivant qui permettra de récupérer les trames GPGGA du GPS et qui les route vers le port série relié au PC

Côté PC : Création du projet Visual Studio

Lancez visual studio puis créez un nouveau projet Windows Forms Application. Vous verrez apparaître alors une fenêtre qui est la fenêtre de votre application.

Visual Studio Serial Port

Dans la boite à outils (toolbox), sélectionnez le composant SerialPort puis glissez-le  sur votre fenêtre. Vous le verrez apparaître en bas de l’écran.

Insérez également deux boutons (un pour Connecter, un pour déconnecter), un numericUpDown (pour préciser le port COM) et un textbox (qui affichera les données de l’arduino) dont l’option multiline est active.

En double cliquant sur un bouton, vous entrez dans le code de son événement de clic. C’est ici que l’on doit coder ce qui doit se produire quand on clique sur le bouton.

Voici le code permettant de se connecter ou déconnecter du port com de l’arduino :

Dans la connexion, on indique quel est le port à utiliser sous la forme d’une chaîne de caractères (Exemple : COM8) puis on ouvre la communication. Dans le bouton déconnecter, on ferme la connexion série.

Afin de récupérer les données envoyées depuis l’arduino vers le PC, on va s’abonner à un événement du port série.

SerialPort1_Receiving est l’événement qui indique que le port Série virtuel du PC a reçu des données. A chaque fois qu’il se déclenche, on va lire ces données puis les envoyer à la suite du texte déjà présent dans le textbox. Etant donné que la récupération sur le port série se passe sur un autre thread (processus) que celui de l’application, on ne peut pas directement mettre à jour l’interface graphique (afficher le texte) depuis l’évenement du port série sous peine d’avoir une erreur à l’exécution. On va donc passer depuis un délégué qui va se charger de transmettre l’information et mettre à jour l’interface graphique (partie avec le Delegate et méthode SetText).

Maintenant, nous allons récupérer indépendamment la latitude et la longitude et les afficher à l’écran.

Comme la communication série récupère les données par bribes, on doit donc recomposer les trames GPGGA pour pouvoir les traiter une à une. La fonction remplirTrame se charge de récupérer les données et reformer une trame GPGGA complète. Dès que la trame est complète, on va la traiter à l’aide de la fonction AfficherLatitudeLongitude pour découper la trame, récupérer les informations puis les convertir en affichage réutilisable.

Code source complet du programme

Pour utiliser l’application, réaliser le montage Arduino/GPS puis envoyer le programme de notre article sur le module GPS Grove. Connectez l’arduino au pc, lancez le programme GPS Localiser puis choisissez le port com correspondant à l’arduino. Cliquez sur connecter et attendez que les trames GPGGA apparaissent. Vous aurez alors la latitude et la longitude dès que le GPS aura accroché les satellites.

Réalisé par Steeve / Hervé

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Pilotage de Synology Surveillance Station avec un module Yokis

Introduction

Surveillance Station est une application fournie dans les NAS Synology. Elle permet de monitorer plusieurs caméra IP et de centraliser leur gestion. On peut ainsi regrouper plusieurs caméras, paramétrer des plages de surveillance, activer/désactiver les caméras, gérer des cycles de surveillance (uniquement avec les caméras motorisées). L’avantage des NAS Synology, c’est qu’ils proposent également des applications pour smartphone afin de gérer les fichiers, les téléchargements… mais surtout, les caméras. On peut ainsi visionner ses caméras depuis l’extérieur, on peut même recevoir une notification directement sur le smartphone en cas d’intrusion.

Le but de cet article est de réaliser un montage permettant d’activer ou désactiver toutes les caméras IP à partir d’un module Yokis en communiquant avec le NAS Synology.

Schéma de principe :

Schema de principe

Nous verrons dans une première partie le paramétrage du NAS pour mettre à disposition les caméras sur le réseau, pour pouvoir visionner celles-ci sur notre smartphone depuis l’exterieur du réseau domestique. Dans un second temps, nous verrons le montage permettant d’envoyer une impulsion sur la carte arduino pour que celle-ci envoie l’ordre au NAS d’activer ou de désactiver la caméra. Enfin, nous verrons en dernière partie la partie programmation de l’arduino afin de communiquer avec le NAS.

Le matériel

Pour créer votre centre de surveillance complet, vous devez pour cela posséder :

Pour la partie surveillance

  • Un NAS Synology (le DS214 s’y prête très bien) avec bien entendu un disque dur à l’intérieur
  • Une ou plusieurs caméras IP supportées par le NAS (page concernant les caméras compatibles ici)
  • Tout le nécessaire pour le réseau (Cablage RJ45, Switch)

Pour la partie pilotage par télécommande

  • Un module Arduino (Pour notre montage, nous avons utilisé la version Mega 2560)
  • Le shield Ethernet (ou Wifi, mais pour l’exemple de cet article, nous utiliserons le module filaire RJ45)
  • Une alimentation 12V 400mA pour Arduino (un exemple ici)
  • Un module de pilotage par télécommande Yokis (Disponible ici)
  • LED
  • Resistances (1.5K et 4.7K)

Première partie : le paramétrage du NAS

Afin de fonctionner correctement, nous devons effectuer un certain nombre de paramétrages dans le serveur NAS :

Installation du module Surveillance Station

Surveillance station est un module optionnel qui n’est pas installé par défaut sur le NAS. Vous devez alors vous rendre dans le centre de paquets du NAS puis, dans la zone de recherche, tapez « surveillance ». Apparaitra alors le module de surveillance « Surveillance Station ». Cliquez sur le bouton installer.

Création d’un certificat SSL auto signé

Le certificat SSL permet de sécuriser les communications entre votre NAS et le reste du monde (votre smartphone, l’Arduino…). En effet, la protection HTTPS via un certificat SSL permet de chiffrer toutes les données qui passent entre le NAS et l’appareil qui y accède ce qui protège la transmission des mots de passe et autres données sensibles.

Pour créer ce certificat auto-signé, rendez-vous dans Panneau de configuration puis dans Sécurité. Cliquez sur l’onglet Certificat puis cliquez sur le bouton « Créer un certificat ». Laissez l’option par défaut « Créer un certificat auto-signé » puis cliquez sur suivant. Renseignez tous les champs puis validez.

Une fois le certificat créé, rendez-vous dans le panneau de configuration, section « Réseau », cliquez sur l’onglet « Paramètres de DSM ». Ici, vous devez avoir le port 5000 assigné à la communication HTTP et le port 5001 assigné à la communication HTTPS. Cochez la case « Activer la connexion HTTPS » ainsi que la case « Rediriger automatiquement les connexions http vers HTTPS ». en cochant ces deux options, on active la sécurité de communications cryptées et on force la redirection des demandes non cryptées vers une route cryptée. On est ainsi sûrs que même en cas d’erreur, toutes les communications sont cryptées.

Accès depuis Internet sans IP fixe

Lorsque vous voudrez accéder à votre NAS depuis l’extérieur de votre réseau domestique, vous devrez connaitre l’adresse IP de votre modem ADSL. Cette IP, selon les fournisseurs d’accès, est susceptible de changer de façon variable (certains vont la faire changer toutes les 24h, d’autres tous les 2 mois…). Afin de vous éviter de devoir noter votre nouvelle IP tous les jours (d’autant plus qu’on ne sait pas exactement quand est prévu le changement dans la journée) Synology a prévu un service NO-IP qui permet de ne plus utiliser d’adresse IP mais plutôt un nom qu’il suffit de taper et alors vous accédez à votre NAS.

Le principe est simple : le NAS va vérifier régulièrement l’adresse IP publique de votre box. Si celle-ci change, le NAS va prévenir un serveur appartenant à Synology en lui indiquant quelle est la nouvelle IP et va alors l’enregistrer dans sa base de données. Lorsque vous entrez le nom que vous avez choisi pour accéder à votre NAS depuis n’importe quel appareil, vous communiquez avec le serveur appartenant à Synology qui, lui, va faire la correspondance entre le nom et votre nouvelle IP. Pour vous c’est totalement transparent, vous ne faites qu’appeler un nom, mais derrière, c’est toute la mécanique Synology qui s’occupe du reste.

Pour paramétrer ce service, rendez-vous dans le panneau de configuration du NAS puis cliquez sur Quick Connect. Activez l’option « Activez QuickConnect » et suivez la procédure standard accessible ici

Pensez lors de cette étape à activer les applications mobiles (clic sur le bouton « Avancé »)

N’oubliez pas d’activer les ports 5000 et 5001 de votre routeur ou de votre box afin de laisser passer les demandes effectuées depuis l’extérieur vers ces mêmes ports à l’adresse du NAS.

Création du compte utilisateur spécial caméras

Par principe, on évite toujours d’utiliser un compte administrateur dans des applications tierces. En effet, si quelqu’un met la main sur votre application tierce, il met également la main sur le compte utilisateur. Donc moins les droits sont élevés, mieux c’est… Autant ne pas donner un accès complet à toute personne malveillante.

Nous devons donc créer un nouvel utilisateur spécifique à cette application et lui donner les droits nécessaires pour gérer l’accès à l’application Surveillance Station. Pour cela, dans le panneau de configuration, rendez-vous dans « Utilisateur » puis cliquez sur le bouton Créer. Donnez-lui un nom (par exemple « Arduino ») et un mot de passe. Décochez la case « Envoyez un courrier de notification… » et cochez la case « Ne pas autoriser l’utilisateur à changer de mot de passe ». Validez. Laissez cet utilisateur dans le groupe « users » et uniquement ce groupe. Validez. Ne lui donnez aucun accès aux répertoires et ne lui mettez aucun quota. Au niveau de l’écran de paramétrage des applications, cochez refuser pour tout sauf pour « Surveillance Station » pour laquelle vous mettrez « Autoriser ». Finissez la procédure de création d’utilisateur. Vous avez désormais un utilisateur limité au seul usage de Surveillance Station.

Paramétrage des caméras dans surveillance Station

Assurez-vous tout d’abord que vos caméras sont bien disponibles sur le réseau par le biais de leur interface web constructeur (vous devez y avoir accès par le biais de leur adresse IP et d’un login/mot de passe fournis avec la caméra). Faites également le paramétrage de vos caméras IP individuellement pour remplacer les mots de passe fournis par défaut par les constructeurs qui sont en général « admin/admin » ou quelque chose du genre, ce qui n’est pas sécurisé du tout. Une fois que toutes vos caméras sont paramétrées et accessibles individuellement, nous allons passer au paramétrage dans le NAS Synology. Pour cela, rendez-vous dans votre menu Synology (en haut à gauche) et cliquez sur « Surveillance Station ». Un nouvel onglet s’ouvre dans votre navigateur.

Sur la partie gauche, vous avez tous les menus accessibles et en cliquant sur le menu « Caméra IP », vous aurez alors la partie centrale permettant de gérer votre parc de caméras. Cliquez sur le bouton « Ajouter » puis « Ajouter une caméra ». Dans la procédure guidée, restez en « réglages rapides » et validez. Renseignez alors le nom que vous souhaitez donner à la caméra puis, son adresse IP, la marque, le modèle, le nom d’utilisateur et le mot de passe. Vous devez alors voir l’image de votre caméra apparaitre. Si ce n’est pas le cas, revérifiez que vous avez accès à cette caméra par le biais de votre navigateur comme indiqué dans la notice de celle-ci. Vérifiez également sa compatibilité grâce au lien fourni en début d’article dans la section des prérequis matériels.

Ajoutez comme cela toutes vos caméras IP jusqu’à avoir votre parc complet.

Paramétrage d’un smartphone pour accéder aux caméras

Concernant la partie mobile, il faut s’appuyer sur l’application DS CAM disponible dans les stores android et iPhone. Installez l’application puis lorsqu’il vous demande de vous connecter, rentrez le quick connect ID que vous avez choisi lors de l’étape sur le paramétrage de l’accès au NAS depuis l’exterieur. Rentrez votre login personnel (n’utilisez pas le compte Arduino), votre mot de passe, et cochez les options « HTTPS » et « Se souvenir de moi ». Si, lors de votre connexion, votre application refuse de se connecter, il est probable que votre mobile refuse le certificat auto-signé (certificat qui n’émane pas d’une autorité connue donc l’appareil refoule directement la demande). Pour autoriser le certificat sur votre mobile, il faut aller dans le panneau de configuration du NAS, dans « Sécurité » puis onglet « Certificat ». Cliquer sur le bouton « Exporter le certificat », puis enregistrez le sur votre pc. Il faut maintenant vous envoyer ce certificat sur un email auquel vous avez accès depuis le client de messagerie de votre smartphone/tablette. Depuis le smartphone, la tablette, ouvrez l’email et cliquez sur le certificat en pièce jointe. Votre mobile va vous proposer de l’installer dans le système d’exploitation, acceptez. Retentez alors de vous connecter à vos caméras depuis l’application DS Cam, il ne devrait plus y avoir de soucis.

Deuxième partie : le montage Arduino / Yokis

Le principe de montage est très simple :

Un module Yokis va venir donner un état sur le PIN d’entrée du module Arduino. En fonction de cet état, on va envoyer des ordres au NAS au travers du shield ethernet. L’arduino donnera alors son état au travers d’une LED qui sera allumée si les caméras sont actives ou éteinte si les caméras sont inactives.

Schéma éléctrique :

schema electrique

Troisième partie : le logiciel pour piloter le NAS

Le principe de fonctionnement est très simple : l’arduino attend un état sur un PIN d’entrée. Lorsqu’on reçoit un changement d’état, on va aller chercher l’information sur le NAS pour savoir si la première caméra du lot est active ou non. On va ensuite envoyer l’ordre correspondant à l’inverse de l’état de la première caméra à toutes les caméras paramétrées. La communication entre la carte arduino et le NAS Synology se fait au travers du réseau via des requêtes http.

Principe des requêtes http

Lorsque vous entrez une adresse dans votre navigateur pour aller sur un site internet, votre navigateur communique avec un serveur. Celui-ci retourne alors le contenu de la page sous forme de code source HTML qui est interpreté par votre navigateur pour vous afficher le résultat.

Le principe de la communication avec le NAS est le même : Vous allez, au travers de l’arduino, faire un appel http comme si c’était votre navigateur. Il va alors communiquer avec le serveur qu’est le NAS Synology. Celui-ci renverra une réponse codée (au format JSON) que nous pourrons alors déchiffrer. Chaque adresse envoyée contiendra un certain nombre de paramètres qui feront que le NAS retournera des réponses différentes et agira d’une certaine manière avec les éléments qui l’entourent.

Code source

Il faudra remplacer les données suivantes dans le code source :

  • adresses IP de l’arduino et du NAS
  • Adresse MAC de l’arduino
  • Login et mot de passe du compte Arduino

 Boitier imprimé en 3d

Afin de contenir tout le nécessaire, nous avons réalisé un boitier embarquant l’arduino, le module de reception Yokis et l’alimentation 12V. Ce boitier peut être vissé à un mur à l’aide des 3 ergots mis à disposition.

Sen12291P

Ce module compatible Grove permet de mesurer la quantité de particules de plus de 1 µm présentes dans l’air. Le signal de sortie est à modulation de largeur d’impulsion. Lire la suite